
Dans ce nouvel épisode, L’Instant Vinyle vous propose une double découverte. Celle du premier album de Fleetwood Mac, paru en 1968, et celle d’Olivier Païssé, un grand nom de l’histoire du rock lyonnais.
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PETER GREEN'S FLEETWOOD MAC avec OLIVIER PAÏSSÉ – L'INSTANT VINYLE DE BLUES ACTU RADIO – L'INSTANT VINYLE
Une figure incontournable du rock à Lyon
Depuis plus de 50 ans, Olivier Païssé enregistre des concerts, aidé par Vartan Ohanian et Christophe Markarian, une équipe de vidéastes. Les captations sont visibles sur sa chaîne Youtube Lolive69, qui totalise à ce jour 1 300 000 vues.
Olivier est un fou de musique live. Sa démarche est « pirate » au début, mais elle est vite reconnue. Ainsi, dès 1989, un de ses enregistrements en concert est retenu pour les différentes éditions de Reste Encore de Kent, artiste majeur de la scène française.
Si la passion d’Olivier Païssé a débuté à l’époque des cassettes, son activité a progressivement évolué vers des enregistrements de qualité professionnelle, avec la complicité des ingénieurs du son sur place et bien entendu avec l’accord des artistes. Ses enregistrements, qu’il mixe ensuite, ont notamment permis à plusieurs albums live officiels de voir le jour. Grâce à lui, nous disposons aujourd’hui en ligne d’une mémoire sonore et vidéo extraordinaire.
Le choix de présenter le premier album de Fleetwood Mac dans L’Instant Vinyle lui est venu naturellement.

Fleetwood Mac : un groupe aux époques bien distinctes
Chacun connaît Fleetwood Mac, groupe au succès planétaire basé aux États-Unis. Mais à l’origine, c’est-à-dire à la fin des années 60, le groupe est britannique et constitué de trois exfiltrés des Bluesbreakers de John Mayall : John McVie, Mick Fleetwood et Peter Green. Ils recrutent Jeremy Spencer, spécialiste de la slide guitar, et fondent Peter Green’s Fleetwood Mac, le groupe qui enregistre en 1968 l’album qui nous intéresse aujourd’hui. Danny Kirwan, un troisième guitariste, rejoint l’aventure en 1969. Le groupe enregistre alors plusieurs albums légendaires du British Blues Boom jusqu’en 1970, date à laquelle Peter Green quitte le groupe en raison de graves problèmes psychiatriques. Jeremy Spencer rejoint une secte l’année suivante, tandis que Danny Kirwan part également peu après pour des problèmes d’alcool.
Le groupe survivra néanmoins à travers de nombreux changements de personnel, dont l’arrivée notable de Christine McVie, épouse du bassiste John McVie, jusqu’à la formation du Fleetwood Mac « américain » : les Californiens Stevie Nicks et Lindsay Buckingham rejoignent à partir de 1975 Christine McVie ainsi que les fondateurs Mick Fleetwood et John McVie.
Peter Green demeure une véritable légende du blues. À l’exception du très bel album In The Skies, paru en 1979, il n’enregistrera malheureusement plus grand-chose de notable après les années 60. Restent pour la postérité des titres immortels comme Supernatural, The Stumble ou encore Black Magic Woman, popularisé ensuite par Santana. On retrouve ces morceaux sur des albums historiques où ses talents exceptionnels de musicien et compositeur atteignent des sommets : A Hard Road, l’album où il succède à Eric Clapton au sein du groupe de John Mayall, et bien entendu les albums enregistrés avec Fleetwood Mac.
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