Blue Deal « Ce qui importe c’est la chanson et rien d’autre »

Photo du groupe Blue Deal

On découvre sur ce disque des compositions qui allient force mélodique et rythmique implacable, ce qui permet de mettre d’autant plus en valeur le talent du leader, le chanteur Joe Fisher, mais aussi celui de Tom Vela, le guitariste-producteur de l’album. Mais ce qui frappe c’est la puissance mélodique des compositions, que l’on navigue dans des eaux très roots (le tubesque « Got 2 Go »), blues-rock, rock voire même funky. Un album prometteur pour un groupe appelé assurément à un bel avenir !

Rencontre avec les membres du groupe :

  • JOE FISCHER : Chant – Claviers – Cigar Box
  • TOM VELA : Guitare – Chœurs
  • JÜRGEN SCHNECKENBURGER : Batterie
  • MARTIN BÜRGER : Basse – Choeurs

Chaque groupe possède sa propre personnalité musicale car on a tous nos propres influences. En ce qui concerne Blue Deal, nous participons tous à la composition. La plupart du temps, cela part d’une structure ou d’un groove proposés par Tom ou Joe mais ensuite, c’est la magie de ce qui se passe dans notre local de répétitions qui fait le reste. Chacun apporte sa touche à l’édifice de façon cohérente et finalement la chanson deviendra une œuvre commune. Au sein de Blue Deal, pas d’ego car on sait tous que ce qui importe c’est la chanson et rien d’autre. C’est toujours ainsi que les vrais morceaux se composent et ainsi chaque membre du groupe y trouve son bonheur.

(Joe) – Mon grand-père était musicien dans le groupe de son village. Il y avait aussi un piano dans son salon où ma mère avait pris quelques leçons. A 7 ans, ce fut mon tour de commencer à en jouer et après 7 ans de cours classiques, j’ai switché vers un style blues’n’rock’n’roll. Et ce jusqu’à aujourd’hui !

(Tom) – Mon père était batteur dans un groupe de blues-rock, donc on peut vraiment dire que la musique a eu une énorme influence sur moi dès mon enfance. A l’époque, c’est le guitariste de son groupe qui m’impressionnait le plus et donc j’ai commencé à jouer de la guitare à l’âge de 5 ans et deux ans plus tard, je me retrouvais pour la première sur une scène avec le groupe ! Finalement, vers l’âge de 12 ans, je me produisais très régulièrement avec notre groupe familial en compagnie de mon père, ma sœur et mon frère.

(Juergen) – Enfant, je voulais apprendre à jouer de la trompette pour intégrer un groupe de cuivres local. Mais il y avait déjà plein de trompettistes dans l’orchestre et du coup j’ai plutôt choisi la batterie. Ce fut un vrai coup de chance qu’avec le recul je ne regrette absolument pas !

(Martin) – Ma mère m’a dit que lorsqu’elle était enceinte de moi, elle écoutait beaucoup de musique et elle avait l’habitude de frotter son ventre dans tous les sens en disant « tu vas jouer de la musique en grandissant ». Toute la famille était très branchée sur la musique. Ce n’étaient pas des pros mais des musiciens amateurs. Elle adorait ses soirées où tout le monde se réunissait dans le salon, chantant et jouant de tout un tas d’instruments. Donc tout naturellement, j’ai été intéressé par la musique dès mon plus jeune âge. J’ai commencé par l’accordéon (définitivement pas l’instrument le plus « sexy ») et grâce à plus de 11 ans de pratique j’ai pu aborder de nombreux genres musicaux, en commençant par le classique, et monter assez rapidement sur une scène. A 16 ans, j’ai voulu jouer dans un groupe de rock où le seul instrument disponible était la basse. Je suis devenu très rapidement accro et jusqu’à aujourd’hui je ne regrette pas un seul instant ce choix. Durant mes vingt ans, j’ai étudié la musique durant 4 ans puis de nouveau 10 ans plus tard pour deux nouvelles années avec l’un des profs de basse les plus réputés d’Allemagne. Mais comme mon cerveau est branché sur la musique en mode H-24, ce processus d’apprentissage ne s’arrête finalement jamais.

 (Joe) – Ce qui m’influence le plus ce sont les années 70. Ce qui est arrivé par la suite dans les années 80 et 90 ne m’intéresse absolument pas, peut-être à l’exception de groupes comme les Black Crowes ou Cry Of Love. Le son de synthétiseurs ne m’a jamais intéressé. J’ai toujours préféré le son d’un orgue Hammond ou d’un piano. Je suis toujours très à l’écoute de pianistes de blues comme Dr. John, Pinetop Perkins ou Champion Jack Dupree. Et pour le chant, mon héros absolu c’est Paul Rodgers. Si on écoute attentivement ma façon de chanter, on peut clairement entendre son influence.

(Tom) – Il y a deux guitaristes que je souhaite citer. Tout d’abord Stevie Ray Vaughan, le héros absolu de mon enfance, dont on peut entendre l’influence sur notre titre « Standing On the Corner ». Et ensuite Gary Clark Jr. qui a inspiré fortement les parties de guitare que l’on peut entendre sur « Witch », un titre que j’ai composé avec ma sœur. Même si j’ai commencé à faire de la musique dès mon plus jeune âge, mes influences musicales sont toujours restées les mêmes. Comme par exemple Peter Frampton qui m’a permis de découvrir le Talk Box à l’âge de 12 ans et que l’on peut entendre sur le solo du morceau « Miss You ». Sinon, pour mes autres influences, on peut citer John Mayer, Jimi hendrix, Robben Ford, John Petrucci et Matt Schofield.

(Juergen) – Je peux évidemment citer de nombreux groupes ou genres musicaux. L’un de mes albums favoris est « Brother » du groupe Cry Of Love. Pour moi, il possède ce parfait mélange de blues, de rock et de funk. Je trouve les albums de Jeff Beck ou de Robben Ford très inspirants. J’aime toujours écouter de vieux groupes ou musiciens comme Jimi Heedrix, Led Zeppelin ou Deep Purple. Tout en gardant une oreille attentive sur les trucs actuels

(Martin) – Mon inspiration vient de tous ceux que j’ai écouté et avec qui j’ai joué. Que ce soit dans la pop, le rock, le blues, la soul, le funk ou la musique classique, il y a tant de musiciens géniaux ! En tant que bassiste, mes plus grandes influences sont (sans aucun ordre de préférence) sont Pino Palladino, Rocco Prestia, Jaco pastorius, Victor Wooten, Marcus Miller, Stanley Clarke et tant d’autres…

(Joe) – je suis un artisan et j’adore le bois. L’odeur et le feeling que dégage ce matériau naturel m’ont toujours fasciné. Je suis essayé une fois à la construction d’un piano. Grâce à cette technique je suis aujourd’hui capable de construire mes propres Cigar Box. Sinon j’adore les chiens. Quand j’arrêterais ma carrière de musicien professionnel, la première chose que je ferais c’est de m’acheter un chien. C’est une certitude !

(Tom) – Quand je ne suis pas sur scène, j’adore jouer au football. En fait j’adore tous les sports ! Depuis que je suis enfant jusqu’à aujourd’hui, je joue de façon régulière dans l’équipe de foot de ma ville natale qui participe au Championnat du dimanche. Sinon, j’adore évidemment traîner avec mes amis, boire des coups dans un bar ou jouer aux jeux vidéos. Les trucs classiques quoi !

 (Juergen) – En fait il n’y a rien de particulier en dehors du fait de jouer de la musique. Si j’ai le temps, j’aime faire un peu de sport, comme du vélo ou du jogging. Et j’adore jouer au football miniature ou boire des bières !

(Martin) – En fait il n’y en a pas tant que cela. La psychologie est probablement ce qui se rapproche le plus de la fascination que j’ai pour la musique. Je suis très intrigué par la façon dont nous nous comportons en tant qu’être humain, comment nous prenons nos décisions et ce qui nous fait vibrer. Dernièrement, je me suis intéressé au coaching, à aider les gens à gérer des situations de stress et à combattre ce qui les bride dans leur vie. A part cela, j’aime manger sainement, cuisiner mes propres plats et aussi rester en forme mentalement et physiquement

Source : Dixiefrog Records.


En savoir plus sur Bluesactu.com

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

par Cédric Vernet

Président et rédacteur en chef de Blues Actu

Laisser un commentaire

HTML Snippets Powered By : XYZScripts.com

En savoir plus sur Bluesactu.com

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture