
Né d’une discussion entre musiciens, le Nasty Fest s’installe progressivement comme un rendez-vous à part à Bron. Porté par Patrick Andujar – aka Paco Rockinblues – et bien épaulé par son groupe Nasty Buffalo (Ci-dessus en photo), le festival gagne peu à peu en notoriété avec une programmation blues et rock solide et surtout une envie simple de jouer et de partager. Blues Actu est partenaire et nous avons rencontré Paco, aux manettes de cet événement pour en savoir un peu plus.
(c) Crédit photo : Pascal Sauriat
Une idée simple devenue festival
À l’origine, il n’y a ni stratégie ni plan de développement, mais une envie directe. Comme nous le raconte Paco, tout part d’un échange avec un autre musicien bien connu de la scène locale Pascal Garcia : « L’idée de départ du Nasty Fest, c’est une conversation entre nous. On s’est dit : “Et si on se faisait une belle scène ?” On a commencé à regarder différentes salles, mais très vite, le problème du financement s’est posé, parce que ça reste quand même un budget. »
Le projet prend forme grâce à un soutien immédiat. « J’en ai parlé à un ami proche, Louis, du Bistrot de l’Aviation à Bron. Il m’a répondu : “Vamos, je te suis.” Et c’est comme ça qu’il devient le premier partenaire, et que le premier Nasty Fest naît. »
La première édition, en 2024, se construit dans un cadre proche, avec une logique d’affinité. « On l’a fait avec les copains de Colorkode et de Smoking Heads, dans un esprit très simple, très direct. »
En 2025, le festival change d’échelle avec l’arrivée d’un groupe culte qui choisit le Nasty Fest pour présenter leur nouvel album … « L’opportunité a voulu que Ganafoul vienne présenter son dernier obus Dangerous Times. La date a beaucoup joué, et ça a clairement fait monter le niveau. On a complété avec le Leo Benmass Trio, qui cartonnait et montait fort à ce moment-là. »

Pour 2026, la logique reste la même, avec un regard tourné vers l’actualité des groupes. « Cette année, on a choisi Emerald Moon, que tout le monde connaît, et aussi le blues soul de Luc Blackstone. L’idée, c’est de rester dans une programmation cohérente, avec des groupes qui ont une dynamique. »
Un projet de musiciens avant tout
Si Nasty Buffalo est présent à chaque édition, la démarche dépasse le simple cadre du groupe. « Oui, on complète le plateau à chaque fois, mais l’idée de départ, c’est vraiment de se faire plaisir en jouant sur une belle scène, en invitant de belles affiches. Ce n’est pas juste un concert de plus, c’est un moment qu’on construit. »
Avec le temps, le festival attire désormais des candidatures. « On n’est pas vraiment organisateurs de concerts, sauf pour ce festival. Mais aujourd’hui, beaucoup de groupes nous contactent pour le Nasty Fest. Le choix se fait en commun, en fonction de l’actualité. Cette année, Emerald Moon sort du lot avec la sortie de son album The Sky’s the Limit. »
Le Nasty Fest s’ancre naturellement à Bron, au Jack Jack. Un choix à la fois logique et assumé. « On est de Bron, donc la salle du Jack Jack s’est imposée. C’est une très belle scène, et tous les groupes qui y ont joué sont très contents du rendu. ». Au-delà du lieu, c’est une relation qui s’est installée avec le temps. « On a maintenant de très bons liens avec l’équipe, avec Yann, Julien, Jean-Louis et tout le staff. Et la mairie de Bron commence à s’intéresser à notre festival, donc ça montre que ça prend. »

Une identité qui s’affirme
Le positionnement est clair et assumé. « L’esprit du festival, c’est de transmettre de la bonne musique avec une belle programmation, des artistes de bon niveau et très abordables. Et surtout, que les gens passent une super soirée pour une petite somme, autour de 12 euros, vu le prix des concerts aujourd’hui. »
L’édition 2026 s’inscrit dans cette continuité, avec une affiche cohérente. « Cette année, avec Emerald Moon, Luc Blackstone et Nasty Buffalo, ça va envoyer du blues et du rock comme on aime. C’est exactement ça, l’esprit du Nasty Fest. ». Au fil des éditions, le festival gagne en visibilité. « Le Nasty Fest prend une identité. Grâce au succès des précédentes éditions, beaucoup de groupes nous contactent déjà pour la prochaine. »
Reste à maintenir cette trajectoire. « On veut garder le même esprit, un festival de qualité et pas cher. Mais pour ça, il faut que les groupes jouent le jeu et que les partenaires nous suivent. ». Et dans cette dynamique, un dernier message s’impose presque naturellement : « On espère que Blues Actu Radio, avec sa notoriété, pourra nous donner un coup de pouce… ». Si vous avez lu cet article jusqu’au bout, c’est chose faite ! Alors nous on dit « Longue vie au Nasty Fest » !
Lien vers la billetterie : https://www.helloasso.com/associations/rock-in-blues/evenements/nastyfest-2026
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