L’un des plus grands ambassadeurs de la folk et du rock, Neil Young, était à Paris ce 13 juillet, à l’Adidas Arena. Véritable légende, il a plus que réussi son retour dans l’Hexagone après neuf ans d’absence, livrant une performance de près de deux heures. Blues Actu y était et vous raconte.

Rock and roll can never die

En mars dernier, Neil Young annonçait qu’il serait de passage dans plusieurs pays européens : Suède, Norvège, Danemark, Irlande, Pays-Bas, Allemagne, Belgique. Après une attente interminable, une date en France, et plus particulièrement à Paris, est enfin confirmée par le Loner canadien pour l’ultime étape de sa tournée. Il précise qu’il sera accompagné de son nouveau groupe, The Chrome Hearts, composé de Spooner Oldham (claviers), Corey McCormick (basse et chant), Anthony LoGerfo (batterie) et Micah Nelson (guitare et chant), le fils de Willie Nelson. Neil Young s’entoure à la fois d’expérience et de jeunesse : Micah Nelson a 35 ans, Spooner Oldham en a 82.

Photo : Pascal Anthiaume

La guitare en bandoulière

Le concert devait commencer à 19h, mais c’est finalement à 19h40 que la légende fait son entrée, devant une Adidas Arena archicomble. La foule est dense, l’ambiance électrique. Neil Young ouvre son set avec Ambulance Blues (On the Beach), devant un immense drap floqué “Love Earth” en fond de scène. Il enchaîne rapidement les premières notes électriques avec Cowgirl in the Sand et Be the Rain, injectant son rock dans la soirée avec une première épopée de plus de dix minutes. Légèrement en retrait sur scène, il n’occupe pas le centre : Neil Young joue en groupe, partageant visiblement le plaisir de la scène avec ses musiciens. Il annonce la prochaine, connue de toutes et tous : When You Dance, I Can Really Love. Puis vient Fuckin’ Up, avant d’apaiser les décibels avec une version acoustique de The Needle and the Damage Done (de l’iconique Harvest) : moment suspendu à la guitare sèche, devant un micro “Madonna”.

Une montée en puissance constante

Neil Young poursuit sa traversée de son répertoire. Avec Harvest Moon, l’Adidas Arena plane littéralement. Le Canadien, en pilote, conduit son auditoire vers des cieux étoilés. Il fait un détour par l’univers de Crosby, Stills, Nash & Young avec Looking Forward, puis reprend son set électrique (qu’il n’avait d’ailleurs jamais vraiment quitté) en envoyant des versions magistrales, de plus de dix minutes, de Sun Green et Love to Burn.

Neil Young performe sur scène avec son groupe, les musiciens jouant des instruments en arrière-plan devant un fond aux tons bleu et une grande carte émergée de l'écriture 'Love Earth'.
Photo : Pascal Anthiaume

Un piano suspendu descend alors du haut de la scène. Like a Hurricane retentit, le piano se balançant dans les airs sous les accords de Micah Nelson. Le son prend de l’ampleur, le public se lève. Young se dirige vers son orgue en fond de scène pour interpréter Name of Love (Crosby, Stills, Nash & Young), puis enchaîne rapidement avec l’un de ses classiques, Old Man. À 79 ans (il en aura 80 le 12 novembre), sa voix est presque intacte, angélique, avec la même profondeur qu’en 1971 lors de l’enregistrement de Harvest. C’est tout simplement bluffant.

Après avoir quitté la scène, Neil Young revient pour un ultime rappel : Hey Hey, My My (Into the Black) en version électrique, tirée de Rust Never Sleeps. Les décibels montent encore. C’est fort, très fort… mais quelle puissance : “Rock and roll can never die”. Ambassadeur du rock, Neil Young le prouve une fois de plus ce soir.

Il quitte la scène pour de bon, le public, debout, en redemande et scande son nom. Il n’y aura pas de deuxième rappel, mais il y a déjà eu tant. En 1h55, le Canadien a fait chavirer Paris dans une décontraction absolue. Neil Young est immense. La légende était là, ce 13 juillet 2025. Sera-t-il de retour sur le Vieux Continent ?

Cinq membres du groupe The Chrome Hearts saluent le public lors d'un concert de Neil Young, avec une ambiance festive en arrière-plan.
Photo : Pascal Anthiaume

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2 commentaire sur « Neil Young, Adidas Arena (Paris) »
  1. J’ai assisté au concert de Copenhague et la set list fut la suivante quasi similaire.
    Avec un concert de 1h50.
    – Comes A time
    – Be The rain
    – When You Dance
    – Cinnamon Girl
    – F*!#ing up
    – Hey Hey My My
    – The Needle and The Damage Done
    – Harvest Moon
    – Looking Forward
    – Sun Green
    – Love and Only Love
    – Like a Hurricane
    – Name Of Love
    – Old Man
    RAPPEL :
    – Down by the river
    – Rockin’ In The Free World

    De nombreux problèmes de sons sont venu gêner le déroulement du concert en raison du vent, d’une part, mais aussi de problèmes liés à un défaut technique sur la droite de la scène, problème déjà mentionné par les spectateurs dans le concert précédant, en Norvège. Un fil de discussion se trouve sur Reddit à ce sujet. Côté performance, rien à dire, l’équipe fonctionne et le bassiste est juste incroyable. Neil fait merveille et même si sa voix commence un peu à accuser le coup des ans (c’est le coach vocal qui parle ici), il chante les titres avec assurance et l’illusion est intacte pour le plus grand bonheur de tous, et c’est aussi un vrai bonheur de l’entendre jouer ces titres et puiser dans le répertoire des deux derniers albums de CSN&Y. Cette tournée est encore un grand moment de rock.
    Keep on rockin’ in The Free World, Neil !!!

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