
Après la sortie de leur dernier album Over The Fence, et avant de retourner très prochainement en studio, les Lowland Brothers sont de retour sur scène pour une série de concerts. Avec une date phare au New Morning à Paris le 8 avril 2025, ils poursuivent leur tournée à travers la France, avec des escales à Beauvais, La Clusaz, La Rochelle, Dunkerque, Rouen, Niort, Tourcoing et Lyon. La tournée se terminera par un point d’orgue, un dernier concert au festival des Nuits de Fourvière à Lyon le 28 juin 2025, où ils partageront la scène avec Robert Finley et Hermanos Gutierrez !
Nous avons rencontré Nico Duportal, chanteur et guitariste du groupe, en pleine préparation de cette tournée…
Bonjour Nico ! Trois ans après votre premier album, vous êtes de retour dans les bacs avec Over The Fence. Quelle a été votre approche pour ce disque par rapport au premier ?
L’approche artistique de cet album dans l’écriture des textes a été plus ou moins la même, à savoir raconter des histoires en chansons. Un peu comme un bouquin de nouvelles… On va dire que les thèmes forts restent les mêmes, comme l’amour au sens large, le passé, le présent et le futur. Pour ce qui est de la musique, tout s’est profilé complètement naturellement, en composant avec nos envies, nos influences, et en évitant de refaire le même disque, et en allant plus loin dans ce à quoi nous aspirions pour le premier album à l’époque. De fait, le titre Over the Fence prenait tout son sens, même si celui-ci ne vient pas directement de cette volonté de s’affranchir.
L’album a été enregistré entre Nantes et Dunkerque, avant d’être finalisé au Guru Records. Pourquoi ce choix d’un enregistrement plus « fait maison » ?
Les basses/batterie, ainsi que des guitares et claviers, ont été enregistrés à côté de Nantes chez notre ami Loris Marzotto de Guru Records, car il savait ce qu’on voulait entendre, en plus d’être un type totalement charmant et dévoué à notre « cause ». Si ça peut rassurer les puristes, nous avons tout de même tous joué ensemble à ce moment-là (rires).
Les voix et les guitares définitives ont été enregistrées à la frontière belge, dans un très bon studio associatif à côté de chez moi. Le fait est qu’entre le moment où nous avons enregistré les maquettes chez nous et les prises définitives de rythmiques, nous avons eu la possibilité d’ajouter ou d’enlever des guitares, des claviers, des voix. C’est un choix que nous avons souhaité faire en amont, car nous avions envie de prendre le temps, notamment celui d’aller le plus loin possible dans la « déco » des chansons. Ce procédé est préférable et moins stressant que de tout faire dans un studio que tu payes et où il faut absolument rentabiliser chaque journée d’enregistrement.
Votre son mélange rock, soul et americana avec une touche psychédélique. Comment trouvez-vous l’équilibre entre toutes ces influences ?
On ne cherche pas forcément à se caser dans tel placard ou telle niche ! La « chape » de ce groupe est résolument soul, en tout cas la base rythmique, comme dans beaucoup de musiques que nous écoutons… Ce qui prime avant tout pour nous, c’est le beat et la mélodie.
Je ne comprends pas toujours ce que l’on entend par « americana »! En ce qui nous concerne, nous avons mélangé naturellement nos influences qui viennent, c’est vrai, des musiques américaines. Nos influences « soul » proviennent plutôt d’artistes comme Curtis Mayfield, Gwen McRae, Sly & the Family Stone, Funkadelic, The Salem Travelers, et j’en passe… qui, eux, mélangeaient déjà les idiomes de la musique US, avec cette touche psyché, parfois rock…
Mais aussi beaucoup du côté de l’Afrique, le Bénin, le Togo, l’Éthiopie. Ainsi que le Hip Hop dans l’esprit Boom Bap, avec des DJ et beat makers qui allaient eux-mêmes piocher goulûment dans la collection de disques Soul/R&B de leurs parents, et qui, souvent, le dimanche, chantaient à l’église.
Depuis votre premier album, vous avez beaucoup tourné. En quoi la scène a-t-elle façonné Over The Fence ?
Quelques titres de ce disque avaient en effet déjà été joués en live. Je pense notamment à « Don’t Let Me Fall« , qui est une reprise/adaptation d’une chanson du groupe de soul-gospel The Relatives. Quand nous avons commencé à jouer cette chanson en live, notre ingénieur du son Jean-Philippe s’en est donné à cœur joie au niveau des effets delay/échos et autres textures sur certaines parties… Il est donc indéniable que ce titre et ce « grand homme » ont fait évoluer et peaufiné ce qui est devenu, au fil du temps, notre son.
Nous n’étions jusque-là, pourtant pas trop du genre à élaborer et à nous mettre en danger de cette façon sur scène, en jouant des titres qui n’étaient pas encore enregistrés. Dorénavant, nous ne nous interdirons pas de jouer de nouvelles chansons choisies au préalable, sur scène si le cœur nous en dit, histoire de tester les réactions de notre cher public.

Vous repartez en tournée avec une date très attendue au New Morning. Comment vivez-vous cette aventure sur la route ?
C’est toujours une joie de faire une scène parisienne de cette renommée ! C’est justement le genre d’endroit où on peut se permettre de jouer de nouveaux titres, par exemple … On a la chance d’avoir un certain alignement des planètes, comme on dit, alors on en profite ! La musique est quasiment le seul paramètre auquel il nous est demandé de penser en ce moment dans notre métier. La scène est une expérience en termes de sensations qui est inégalable ; nous adorons être en studio, peaufiner, chercher, arranger… Mais sentir la chaleur, les regards, les sourires et l’engouement d’un public, que ce soit devant 5000, 1000, 500 ou 300 personnes, pour nous c’est pareil. C’est un fort moment de partage, durant lequel nous nous mettons un peu à poil ! On raconte pas mal de choses très personnelles durant notre set. La scène est clairement un lieu d’exacerbation, un lieu d’expression qu’il nous est possible d’utiliser.
Alors on le vit plutôt bien !
Un mot sur votre release party avec Robert Finley et Early James, ça doit être un sacré souvenir ?
Faut bien avouer que le Trianon, il y a pire comme endroit sur Terre pour célébrer la sortie d’un nouveau disque ! Je crois que ça reste pour nous tous un de nos meilleurs concerts de ces dernières années.
Et que dire des artistes avec qui nous partagions la scène et que nous commençons à plutôt bien connaître sur le plan humain. Nous avons créé, au fil du temps, pas mal d’affinités avec le Sierra Band, qui accompagne Robert Finley sur scène. Nous sommes communément heureux de nous retrouver prochainement.

Vous partagez l’affiche des Nuits de Fourvière avec Robert Finley et les Hermanos Gutierrez. Que représente pour vous cette rencontre avec d’autres artistes de la scène americana ?
Nous sommes bien évidemment heureux et fiers d’être à l’affiche de ce grand festival parmi une pléthore d’artistes internationaux, qui pourrait prétendre le contraire ? Personnellement, je ne vois pas meilleure affiche ce jour-là, nulle part (Rires). Nous partageons la même ferveur, le même amour pour certaines sonorités, dans des interprétations émotionnelles différentes, certes. La colonne vertébrale est la même, je pense, chez ces trois groupes. Ça va être fort, riche et beau, je pense.
Sans trop « spoiler », pouvez-vous nous dire ce que vous allez proposer au public sur cette tournée ?
Eh bien, la même énergie positive dont nous avons tous besoin, le public, comme nous ! Tous les concerts sont différents, les salles, les festivals, mais on essaie toujours de donner ce que nous avons de mieux en nous durant ces 60 ou 75 minutes de partage… Et puis très certainement, quelques nouveaux titres, vu que nous repassons par la « case » studio très prochainement, mais chut chut…
Les prochaines dates de la tournée de Lowland Brothers
- 29.03.2025 Beauvais, Festival Blues Autour du Zinc
- 04.04.2025 La Clusaz, Radio Meuh Circus Festival
- 08.04.2025 Paris, New Morning
- 24.04.2025 La Rochelle, La Sirène
- 06.05.2025 Dunkerque, Le Bateau Feu
- 16.05.2025 Rouen, Le 106 + Early James
- 17.05.2025 Niort, Le CAMJI + Early James
- 19.06.2025 Tourcoing, Le Grand Mix + Early James
- 28.06.2025 Lyon, Les Nuits de Fourvière + Robert Finley + Hermanos Gutierrez
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