C’est le mercredi 30 avril dernier que Jeremie Albino, auteur-compositeur-interprète de rock folk canadien, a posé sa guitare et sa voix au Supersonic Records à Paris. Tournée intimiste, seul sur scène, c’était d’ailleurs son premier concert dans la capitale française pour promouvoir Our Time In The Sun produit par Easy Eye Sound, label de Dan Auerbach, voix et guitariste des Black Keys. Blues Actu Radio y était, et vous raconte.

C’est dans la superbe salle du Supersonic Records que les amateurs de rock, folk et blues avaient rendez-vous le 30 avril. Augusta ouvre le bal. Avec une folk très travaillée et un sens de l’humour aiguisé, cette amie de Jeremie note son émotion d’ouvrir pour lui. Elle nous partage ses souvenirs durant la pandémie, période durant laquelle elle réalisait des reprises de Jeremie. Sa folk balade les spectateurs pendant près d’une trentaine de minutes. Une artiste à suivre.

L’art de la décontraction

Jeremie Albino monte sur scène vers 21h et lance son set avec un soupçon de stress très bien dissimulé. Dans un style parfaitement travaillé, à l’image de son album, le chanteur canadien enchaîne ses titres avec facilité. Guitare, harmonica et voix folk, blues, soul sont les lignes directrices de la soirée.

Il avoue avoir entamé sa tournée solo UK/EU sans avoir travaillé de set et demande au public quelles sont les chansons qu’ils souhaitent entendre. Jeu qui sera prolongé tout au long de la soirée. Ainsi plusieurs titres sont joués en mode “jukebox” comme Wildfire ou Amelia. Son dernier album est aussi largement utilisé dans son set avec notamment : I Don’t Mind Waiting, Our Time In The Sun ou encore So Many Ways To Say I Love You. Chansons réinterprétées sans groupe, il y insuffle un supplément d’âme. Homme orchestre, il arrive à démultiplier les sons et sa présences pour former un groupe, seul sur scène. Son charisme scénique est d’ailleurs époustouflant. Sa musique occupe la salle.

Une joie de vivre communicative

Jeremie Albino n’est pas comme tout le monde. Outre son talent, ce qui est encore plus plaisant est sa joie de vivre. Il évoque sa joie d’être ici parmi son public français en notant “qu’il avait jusqu’ici qu’une amie à Paris, Augusta et qu’il a depuis aujourd’hui beaucoup d’amis à Paris”. Il profite de chaque instant. Il discute, écoute son public, donne, donne beaucoup. Entre deux chansons, il joue “a love song”, The Cabin, avec Augusta. Sublime !

Il livre un set d’une qualité et d’une émotion rares jusqu’à entamer son titre phare Shipwreck. Le public est conquis et lui est ravit. Après près d’une heure et quinze minutes d’un show, sans setlist, mais qui semble savamment maîtrisé. Jeremie quitte la scène pour réapparaître quelques minutes après pour échanger avec son public. Il était heureux d’être ici le temps d’une soirée, et nous aussi !

Blues Actu Radio a adoré l’album de Jeremie Albino. Il était, il y a peu, en interview au micro de Cédric Vernet. Retrouvez l’interview en cliquant ici.

Photo : Laurence Buisson


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