
Dans le far west des artistes indépendants, certains sortent du lot par leur audace et leur originalité. Olivier Barda, alias Le Barda, fait partie de ces musiciens capables de mêler une technique inédite, une énergie brute et une âme de baroudeur. Avec sa guitare posée à plat, son harmonica dans la poche et une esthétique sonore qu’il qualifie lui-même de Western Badass, il nous embarque dans un voyage musical entre folk, blues et rock. L’album sera dans les bacs le 21 février 2025.
Chacun sa route, chacun son chemin
Dans l’univers de la folk-blues-rock française, Olivier Barda, alias Le Barda, trace une route bien à lui. Aventurier dans l’âme et musicien autodidacte, il a débuté en one-man band dans les rues, captivant les passants avec sa maîtrise de multiples instruments joués simultanément : guitare, harmonica, tambourin, kick drum, et bien sûr sa voix rocailleuse. Inspiré par des artistes comme Xavier Rudd ou John Butler, il développe une approche personnelle de la guitare, jouée à plat sur ses genoux. Cette technique lui permet d’explorer des sonorités plus rondes et percussives, apportant une texture unique à sa musique.
Avec son style qu’il qualifie lui-même de Western Badass, Le Barda livre un cocktail explosif, où se croisent l’ombre cinématographique d’Ennio Morricone, la fougue bluesy de Larkin Poe et l’énergie brute de Johnny Montreuil. C’est du Far West sonore, entre chevauchées poussiéreuses et shots de bourbon dans un saloon enfumé.
Un album façonné sur les routes et en studio
Après cinq albums autoproduits sous le nom de Zitoune, Le Barda passe un cap avec son dernier opus, enregistré en studio à Toulouse. Une expérience intense en émotions et en créativité : cinq jours (et nuits) pour transcender des compositions mûries sur les routes, avec l’aide de Sébastien, un ingénieur son aussi passionné que lui.
De Nashville, où il a ramené une guitare à résonateur, à son road trip de 10 000 km à travers les capitales de la musique américaine, chaque note de cet album transpire l’authenticité et l’aventure. Mention spéciale au morceau Jack Fire, sublimé par la résonance de cette guitare venue du Tennessee, et à Stranger, où un contrebassiste invité a apporté une ambiance sombre et désespérée grâce à un vieil archet usé trouvé dans les tiroirs du studio.
« C’était la première fois que j’enregistrais un album en studio. Quand j’ai écouté le mastering final, j’ai su que c’était exactement l’album que j’avais en tête » – Le Barda
Un nouveau trio explosif
Pour porter cet album sur scène, Le Barda a évolué et s’entoure désormais d’un trio de choc : Sacha Cantié à la batterie et aux chœurs, et Simon Bocquet à la basse et aux chœurs. Ensemble, ils dynamitent les scènes avec une énergie brute, alternant entre ballades folk poignantes et morceaux de country-rock percutants.
L’album, tout comme leurs prestations live, transpire l’Amérique profonde, avec des ambiances tantôt épiques, tantôt intimes. Un cocktail sonore qui sent la poudre, le cuir usé et le whisky frelaté.
💿 Dans la discothèque idéale, à ranger avec :
Seasick Steve, Ben Harper, John Butler et Olivier Gotti

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