
Dom Ferrer ne rentre dans aucune case, sauf peut-être celle d’un road movie bluesy lancé à toute vitesse entre les Rocheuses, Tulsa et les petites scènes européennes. Chanteur, compositeur, conteur et voyageur, Dom revient avec Big Lottery, un troisième album mi-live, mi-studio, qui résume parfaitement l’essence même de son parcours : brut, libre, sincère.
L’homme à la barbe épaisse et au chapeau a trimballé ses guitares pendant trente ans, des pentes enneigées aux déserts américains. De Tulsa – épicentre du « Tulsa Sound » cher à JJ Cale et Leon Russell – à la scène du Petit Bain à Paris, Dom ne joue pas de la musique : il la vit.
Entre le feu de scène et la vérité de studio
Big Lottery a été enregistré en partie en France, sur scène, là où Dom se sent « vivant, et parfois… parti ailleurs », et en partie à Tulsa, où le blues respire un air sec et profond. Ce disque parle de liberté, d’addiction, de détachement et d’une société qui nous pousse à rentrer dans le rang.
“Je parle dans cet album de liberté, d’addiction et du détachement du monde qui nous entoure.
De la difficulté à réfléchir par soi-même, loin des idées et comportements formatés, sécurisés, dans ce monde d’uniformité et d’individualisme. Le hasard et la curiosité devraient être les moteurs de nos vies.” – Dom Ferrer
Une discographie au goût d’asphalte
Après We Ride Free (2016), manifeste du voyage sans retour, et Your Rules Are Not Mine (2021), brûlot doux-amer contre les carcans sociaux, Big Lottery pousse plus loin encore la route du son. Chaque titre est un arrêt, un regard dans le rétro, une clope entre deux virages.
Dom Ferrer, c’est surtout un artiste live, un moment à vivre. On l’a vu à La Souris Verte avec Lucky Peterson, au Molloco avec Arno, ou encore aux Francofolies. Et puis, il y a Tulsa, Cain’s Ballroom, ses premières scènes US. Des lieux, mais surtout des rencontres. Dom Ferrer, c’est aussi un découvreur de talents. De Tulsa, il nous a ramené notamment l’excellent Paul Benjaman, digne héritier de JJ Cale ou encore Johnny Mullenax qu’on a eu plaisir à découvrir grâce à lui.
Dom Ferrer n’a pas le temps. Ou plutôt, il l’a. Et il l’utilise pour faire vibrer son monde, sans concession, mais toujours avec passion. Alors si les deux extraits présentés dans cet article vous ont séduits, ne tardez pas à aller écouter Big Lottery !

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