Ezra Furman, la rage d’une Amérique moderne au Cabaret Sauvage

Précédemment leadeuse du groupe Ezra Furman and the Harpoons (2006-2011), la trublionne du rock américain est revenue sur le devant de la scène en 2025 avec l’excellent Goodbye Small Head, son dernier album en date. Pour promouvoir ce nouvel opus aux sons polymorphes, la chanteuse faisait halte, à Paris, au Cabaret Sauvage. Blues Actu y était et vous raconte.

Live report – Erza Furman
📆 29 janvier 2026
📌 Paris – Cabaret Sauvage
📸 Adam Marc James

La soirée s’ouvre avec les jeunes Modern Woman, groupe londonien choisi par Ezra Furman pour ouvrir les soirées de sa tournée européenne. Sophie Harris, chanteuse du groupe, rappelle Patti Smith dans son attitude et Kate Bush dans sa voix. Leur musique est puissante, bruyante mais mélodique. Leur alchimie est indéniable. Avec un set d’une dizaine de chansons, ils relèvent parfaitement le défi qui leur était proposé. Il sortiront, le 1er mai prochain, chez One Little Independent Records, leur premier album : Johnny’s Dreamworld. À suivre de près.

21h, Ezra Furman apparaît avec un groupe au complet. Son set est alimenté des titres de son dernier album et de titres puisés de ses premiers albums. Elle apparaît habillée d’une veste de cuir, qu’elle fera tomber, et commence à prouver qu’elle est l’une des voix de cette Amérique contestataire, cette autre Amérique qui ne fait pas la une des médias. Ezra chante sa rage mais cherche également à disséminer son espoir. L’Amérique qu’elle chante, le monde qu’elle musicalise n’est pas mort. Elle cherche éperdument à prouver que tout n’est pas perdu. Avec une puissance et une force hors pairs, elle chante, joue avec son groupe. Avec conviction, elle enchaîne ses titres. Le dernier album alimente fortement sa setlist : Grand Mal, Jump Out, Sudden Storm, Power of the Moon.

Le groupe quitte la scène pour laisser la chanteuse avec son public. Elle interprète deux titres en solo, accompagnée de sa guitare sèche : Hour of Deepest Need, Suck the Blood From My Wound.

Concert en direct avec un artiste sur scène, entouré de musiciens, devant une foule enthousiaste dans une salle de spectacle.

Elle se permet également d’aller chercher un titre de son ancien groupe Ezra Furman and the Harpoons : Take off the Sunglasses de l’album Inside the Human Body (2008). Sur ce titre, clairement pas comme les autres, Ezra occupe la scène, occupe l’espace et brouille les pistes. Elle cherche à ne laisser aucune place au silence. Ezra exprime toute sa rage et accompagne le public parisien du soir dans son monde musical. Elle clôture la soirée par un de ses classiques : Tell Em All to Go to Hell de Day of the Dog (2013).

Après s’être fait connaître du grand public pour avoir réalisé la bande originale de Sex Education, Ezra Furman trace sa route comme elle l’entend. Elle explore de nouvelles formes de sonorité comme vient le prouver ce dernier album. Ezra Furman n’est pas comme les autres.

La musicienne et chanteuse américaine Erza Furman a livré un concert plein d’énergie, rock, aux influences folk et blues. Ce 29 janvier dernier, il fallait être au Cabaret Sauvage, dans le XIXe arrondissement.


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