
Lovesick a offert cet été une magnifique prestation au Cognac Blues Passions, devant un public enthousiaste et réactif, sous un beau soleil et en plein air. Le quartet italien a été fidèle à sa réputation avec un concert formidable, plein de joie communicative, aux sons vintage mêlant rock’n’roll et country. Blues Actu a pu rencontrer les deux principaux protagnistes, la contrebassiste Francesca Alinovi et le chanteur-guitariste Paolo Roberto Pianezza, pour une interview décontractée à leur sortie de scène.
🎙️ Lovesick en interview
Vous existez depuis dix ans déjà, même si on vous a découverts récemment avec l’album « Remember my name ». Comment avez-vous commencé à jouer ensemble ?
Nous avions un autre groupe auparavant, durant cinq ans, et nous voulions vraiment nous lancer dans la musique américaine, de Hank Williams à Chuck Berry, des trucs comme ça. Nous avons commencé à travailler en duo. Nous répétions en nous disant : « répétons ce truc et voyons comment ça se passe ». Puis, après un petit moment, nous avons commencé à jouer dans quelques clubs, nous avons joué dans la rue, et c’était tellement amusant de jouer en duo. Au fil des années, nous avons changé beaucoup de musiciens accompagnateurs, mais à chaque fois que nous revenions au duo, il y avait quelque chose de magique. Nous avons même fait une tournée de cinq semaines aux États-Unis en duo et c’était très, très amusant.

Et pourquoi avez-vous décidé d’être non pas deux, mais trois, puis quatre ?…
Tout simplement parce que nous aimons changer de son, changer de musiciens. Juste pour cet été, nous jouons en tant que groupe de quatre musiciens, avec un guitariste et un batteur, et nous verrons ensuite pour l’avenir !
Et comment c’est d’être né en 1930 ou 1929 et de jouer cette musique en 2025 ? (rires)
Je ne sais pas… je dis toujours que cette musique est tellement amusante, et c’est la raison pour laquelle nous la jouons. Sinon, nous ne jouerions pas cette musique ! Cette musique est tellement plaisante à jouer, nous l’apprécions vraiment. Et vous savez, c’est toujours différent : les solos, l’improvisation, les interactions… Nous écrivons nos chansons et c’est la raison pour laquelle nous jouons ces vieux trucs, mais à notre manière.
Ouais, tu dis « cette » musique, pourquoi ne devrais-tu pas dire « ces » musiques ? Parce que le rock and roll, la country, le doo-wop, le western swing, etc. sont les mêmes racines, non ?
Nous l’appelons Americana, c’est pourquoi c’est une seule musique, mais elle est large !
Et à propos de votre dernier album, peut-être qu’il est davantage distribué en France ou en Europe ?
Oui, il a été distribué en Europe via Dixiefrog, Rock’n’Hall, le « service label ». Nous avons donc travaillé avec ces gars en France et ils ont fait du bon travail en diffusant les copies physiques, ce que les gens apprécient : le fait d’avoir un gros vinyle entre les mains.
Qu’est-ce que cela vous a apporté ? Était-ce aussi une production, ou juste une distribution ?
Oui, distribution et promotion, en France et en Allemagne essentiellement. Et nous sommes ici à Cognac, donc nous jouons en France et nous sommes excités de ça !

Et aujourd’hui, vous venez de jouer à Cognac une heure et demie, pour tout le monde ici. Je veux dire « tout le monde », parce que peut-être que vous l’avez constaté, dans le public, tout le monde était là, des jeunes, des personnes plus âgées et des gens comme vous. Pensez-vous que votre musique s’adresse à tout le monde ?
Oui, nous avons visité de nombreux lieux différents à travers le monde et c’est vraiment amusant partout, simplement parce que la musique vibre avec votre âme. Donc, vous savez, tout le monde a une âme !
Qu’est-ce qui est le plus important pour vous : enregistrer des albums qui rendront heureux les gens à la maison, ou jouer en live ? Que préférez-vous ?…
Nous aimons vraiment jouer en live, parce que, vous savez, même si ça peut paraître répétitif d’une certaine manière – car vous jouez toujours plus ou moins la même chanson – c’est très amusant et c’est comme ça que la musique naît. Le travail en studio est différent, mais similaire, et nous l’apprécions aussi. C’est bien, c’est cool d’avoir un mois ou deux pour faire tout le travail en studio, puis de voir le public et de jouer en live devant une audience différente à chaque fois !
Dernière question, pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre batteur et votre guitariste ?…
Oh oui, nous avons deux musiciens avec nous, des musiciens incroyables. Diego est un jeune garçon qui joue très, très bien de la guitare, il vient d’Italie. Et nous avons aujourd’hui un batteur très expérimenté qui s’appelle Lele Veronesi. Vous savez, il peut jouer un jazz très particulier, très intense, mais il joue aussi avec des pop stars en Italie. C’est donc un gars formidable à avoir derrière et, vous savez, il nous soutient bien et ça, c’est important. C’est ce qu’on dit toujours : c’est bien d’avoir une famille sur scène, en gros !
