
Chanteuse puissante et habitée, Tia Carroll s’est imposée comme l’une des grandes voix du blues et de la soul de la baie de San Francisco. Dotée d’un timbre ample, chaud et profondément expressif, elle incarne une tradition vocale où l’émotion prime, héritée du gospel, du rhythm and blues et du blues urbain américain. Issue d’un environnement musical riche, Tia Carroll grandit au contact des églises et des clubs, où elle affine très tôt son sens du chant et de l’interprétation. Sa voix, capable de passer de la douceur feutrée à une intensité incandescente, lui permet de raconter des histoires de vie, d’amour, de luttes et de résilience avec une sincérité désarmante.
Sur scène, Tia Carroll impressionne par sa présence naturelle, son charisme et sa capacité à créer une connexion immédiate avec le public. Ses enregistrements témoignent de cette maturité artistique : des albums sincères, ancrés dans la tradition mais résolument vivants, où chaque morceau semble porté par une expérience personnelle. Plus qu’une simple chanteuse, elle est une conteuse, capable de transformer une chanson en moment de vérité. Tia Carroll est une ambassadrice passionnée du blues et de la soul, perpétuant cet art avec élégance, force et une émotion brute qui touche autant les connaisseurs que les nouveaux auditeurs.
Rencontre avec une artiste sincère, entière, affable au possible et terriblement passionnée. Tia Carroll is great !
🎙️ Tia Carroll en interview avec Marc Loison
Je suis avec Tia Carroll. Vous êtes née à Richmond, non pas à Richmond, Virginie, mais à Richmond, Californie, près de San Francisco. Vous avez aussi passé quelques années à Los Angeles, dans votre enfance. C’est comme si vous aviez toujours chanté toute votre vie. Pour tous nos auditeurs, Tia Carroll, pouvez-vous vous présenter un peu plus ?…
Je suis Tia Carroll, juste une fille qui adore chanter. J’ai été dotée d’un cadeau, d’une voix que les gens veulent entendre. J’ai aussi été bénie par l’opportunité de partager cette voix et de pouvoir apporter un peu de bonheur et de joie, pas seulement dans leur vie, mais aussi dans la mienne, parce que j’adore chanter. À chaque fois que j’ai la chance de chanter, c’est comme si je pouvais avoir vécu le pire jour de ma vie, et que, dès l’instant où je chante pour quelqu’un, tout ce que je ressentais, les mauvaises vibrations ou la négativité qui m’entouraient, s’évanouit. Ça me rend heureuse de chanter, et ça me rend heureuse que les gens aiment ça.
Est-ce que chanter est un moyen thérapeutique de voir la vie, et de vivre sa vie ?
Je crois que c’est ça, oui… Depuis le début des temps, que ce soit le chant d’un oiseau, le frottement des criquets contre les jambes, le coassement des grenouilles, ou peu importe, tous les sons de la vie… Je pense que la musique est probablement née à partir de ces sons. Puis, en chantant encore et encore, les êtres humains l’ont façonnée, jusqu’à ce qu’elle devienne ce qu’elle est aujourd’hui.
Vous avez eu votre premier groupe dans les années 1980. Puis, vous avez chanté avec le grand Jimmy McCracklin au début des années 1990. Vous avez partagé la scène avec EC Scott, vous avez partagé une scène avec Sugar Pie Santo ! Quels souvenirs avez-vous de ces gens-là, Jimmy McCracklin et tous les autres ?…
Je peux vous dire que Jimmy McCracklin a été le premier musicien et bandleader à m’emmener en tournée hors des États-Unis. Ma toute première venue en France, c’était avec Jimmy McCracklin. Travailler avec lui reste l’un de mes plus grands souvenirs, d’autant que, sur cette tournée-là, Sugar Pie Santo était aussi avec nous.
Nous avons joué au Porretta Soul Festival, puis nous sommes allés à Paris pour quatre jours au Méridien Étoile, au jazz club Lionel Hampton. C’était ma première fois en France, en tout cas à Paris, en 2007.
Oui, mais un peu avant, vous avez eu votre premier enregistrement sous votre nom en 1997, wanna ride. Est-ce que vous chantez toujours la chanson wanna ride sur scène, Tia Carroll ?
Vous savez, je ne le fais plus, et même quand je le faisais, ça restait assez drôle. Il y a deux ans, j’étais au Brésil avec mon ami Igor Prado et nous avons réenregistré ça. On n’a pas eu assez de temps pour aller au bout du réenregistrement… Mais oui, Wanna Ride, à l’époque, c’était un bon groove rock. Pas vraiment du blues, même !
Vous réalisez votre deuxième album en 2005, avec deux chansons originales, plus des reprises. Vous commencez à chanter en Europe, en Italie, en France, mais aussi au Luxembourg et en Estonie. Est-ce que vous pensez que le public européen est particulier, ou juste comme aux États-Unis ?
Oh, j’ai l’impression que les publics européens sont bien en phase avec ce que vous faites sur scène. Je pense qu’ils apprécient tellement la musique, comme s’ils n’en avaient pas assez, vous savez, alors que le public américain, je ne dirais pas qu’ils le prennent pour quelque chose d’acquis, mais c’est comme…

Du divertissement, peut-être ?…
C’est comme s’il y avait tellement de gens à voir… Vous savez, il y a tellement de gens pour le public américain à applaudir, que ce soit local ou international !…
Est-ce que vous voulez dire que pour les Américains, c’est très courant de voir des gens chanter ?
Je pense que oui. Je sais qu’ils m’apprécient toujours, parce que, après les concerts, des personnes viennent me voir pour me dire : « Waouh, c’était génial, vous avez une voix incroyable, et cette chanson m’a tellement remplie ! » Je reçois d’ailleurs le même type de réactions de la part des publics européens. Mais j’ai le sentiment que le public européen se laisse encore davantage porter par la musique : ça les inspire, ils sont vraiment dans l’instant, au point de devenir, eux aussi, une partie de la musique.
Vous étiez aussi DJ radio pour une station rock… Quels étaient vos albums préférés à partager avec les auditeurs, à ce moment-là, quand vous avez commencé à la fin des années 1990 ?…
Ah, voyons… Led Zeppelin, The Rolling Stones, Guns N’ Roses… J’aimais surtout l’énergie de la musique rock. Honnêtement, beaucoup de morceaux que je diffusais quand j’étais sur cette station rock, je ne les avais jamais entendus avant. J’aimais écouter et me dire : « Oh, je me demande ce que c’est ? » Alors je les passais à l’antenne, je les découvrais et je les appréciais en même temps que tous ceux qui écoutaient.
Honnêtement, je fais la même chose aujourd’hui avec la station sur laquelle je suis à San Francisco. La musique que j’y diffuse est très variée : rock, blues, classique, musique latine, country… Je passe de tout. Je suis un peu téméraire dans le sens où je me dis : « Oh, je n’ai jamais entendu cette chanson auparavant ! Voyons voir ce qui se passe ! »
Mais mon public s’y est habitué, et je pense qu’il aime ça.
Est-ce que vous sentez que la musique rock a influencé votre propre musique ?
Probablement, oui. Parce qu’en 1990, vous auriez dit de moi que j’étais comme une diva du rock and roll ! (rires)
Vous voulez dire que vous n’étiez pas la même, à ce moment-là ? C’est ce que vous voulez dire ?
Oui…
Parlons à présent de Prove it on me Blues, reprise de Ma Rainey par Tia Carroll dans le court métrage Lesbian Licks. Vous apparaissez dans ce film où vous interprétez Ma Rainey, la grande chanteuse du 20e siècle. Elle est née en 1886 et est décédée en 1939. Comment était-ce d’être dans ce film, Tia Carroll ?…
Oooh… C’était inattendu, parce que je ne savais pas vraiment à quoi allait ressembler le résultat final. Mais j’ai toujours aimé participer à des projets : quand on me propose de faire ceci ou cela, je dis rarement non. C’était donc très spécial, notamment parce que j’ai pu porter un costume d’époque et que les dialogues évoquaient des tournures du XIXe ou du début du XXe siècle. C’était vraiment cool. Quant à la chanson, je n’ai pas spécialement fait attention aux paroles : je l’ai chantée comme je la ressentais, c’est comme ça que j’aborde chaque morceau. Lors de la première projection, j’avais invité ma mère, mes frères et mes amis, sans me rendre compte que le film s’intitulait Ma Rainey’s Lesbian Licks (rires). Je me souviens du regard de ma mère, et je lui disais : « Je ne sais pas, je ne sais pas !… » (rires)
En 2010, vous avez commencé à travailler avec le groupe de Igor Prado, du Brésil. La chanson You Hurt Me est tellement touchante et, parmi d’autres, il y a aussi une très bonne version de It’s your Thing. Comment ça a été de travailler sur ce projet avec Igor Prado et de jouer en concert ensemble ?
Aaaah ! Igor Prado est comme mon petit frère. Il est un musicien et un producteur tellement talentueux ! Vous savez, tout ce qui vient de son studio est incroyable. Il me rappelle mon producteur, ici, à San Jose. Il aime ajouter ce genre de rythmes sud-américains, latino-américains, un peu de beat ou de rythme, ça ajoute une très bonne texture à tout ce qu’il fait. Et il est tellement gentil ! Je veux dire, chaque fois que je suis allée là-bas, on a eu tellement de bons moments, plein de rires, de bons concerts, de la bonne nourriture… J’ai passé du temps avec sa famille, donc je sens que je fais partie de sa famille. C’est vraiment cool !
Tia Carroll, en 2017, vous réalisez un nouvel album en Italie, puis un album de Noël l’année suivante, puis un autre de gospel. Est-ce que vous vous sentez d’enregistrer quelque chose d’autre comme du disco, du funk, du rap, du hip-hop ou peut-être du rock and roll ?…
On ne sait jamais ! (rires)
« C’était incroyable de voir quelqu’un me considérer »
Et en 2021, vous avez signé un album important sous votre nom avec le label Little Village intitulé You Gotta Have It. Il a été enregistré au studio Greaseland chez Kid Andersen, à San Jose. Il a aussi été produit par Jim Pugh. J’aimerais savoir combien c’est important pour vous d’être reconnue au point qu’un label s’intéresse à vous, et pouvez-vous nous décrire les conditions d’enregistrement et l’équipe qui le composait ?…
Eh bien, c’était incroyable de voir qu’un label d’enregistrement s’intéresse à moi et me dise : « Hey, on veut enregistrer quelque chose avec toi ! » D’habitude, c’est plutôt l’inverse : il faut aller chercher les labels, insister, essuyer des dizaines de refus et, parfois, décrocher un « oui » qui n’est même pas forcément celui qu’on espérait.
Là, être approchée de cette façon par un label de ce niveau, c’était vraiment fort. D’autant que ce label n’est pas tout à fait comme les autres. Little Village, c’est quelque chose d’un peu différent : un label qui appartient « aux gens », basé sur des donations. Et ils ne produisent pas seulement du blues. Little Village a enregistré des albums de tous horizons : classique, rock, acoustique, blues, folk, musique latine… Ce n’est pas un label cantonné à un seul genre.
Je comprends ça… Et à propos des conditions… Enregistrer quelque chose dans la maison de Kid Andersen parce que le studio est sa maison, vous pouvez voir tout le groupe depuis votre micro, quelque chose comme ça, non ?…
Oui, enregistrer à Greaseland est une expérience ! Si vous ne l’avez jamais fait, tout ce que vous pouvez faire est prier d’avoir la chance de le faire, parce que Greaseland est quelque chose de vraiment différent, vous savez. Ce qui se détache de là-bas ? Déjà Kid Andersen, c’est un génie. C’est un génie à la guitare, c’est un génie qui masterise et produit des albums et qui obtient le son, vous savez, un son particulier sur album… Il y a eu beaucoup d’albums qui sont sortis de son studio, qui ont été nominés pour des awards de la musique, des Grammy Awards, donc oui, enregistrer à Greaseland est quelque chose de différent ! En effet, comme vous dites, c’est un studio à la maison, donc vous n’avez pas ce décalage un peu « clinique », vous savez, « je vais être là-bas dans le petit studio, et vous, vous allez être là-bas… » La plupart du temps, tout le monde est dans la même pièce…
Ce que vous dites est typique du “Greaseland’s Kid Andersen”, parce que tout le monde dit ça lorsqu’ils sont interviewés ici. La dernière fois, c’était Michael Peloquin et Andrew Duncanson…
Oui, c’est un super album ! J’ai chanté les chœurs sur quatre de leurs chansons.

Vous avez aussi apporté une récente collaboration chez Vizztone Records dans l’album de Bob Corritore and Friends Doin’ the Shout avec d’autres invités de renom comme les vétérans Bobby Rush, John Primer et Bob Stroger. Ça ressemble à quelque chose que je pourrais appeler “le vrai blues des années 1950”, quelque chose comme ça…
Et c’est exactement pour ce genre de choses que Bob Corritore est génial. C’est le son qu’il aime produire, et il sait amener tous les musiciens qu’il invite dans son studio vers ce rendu-là. J’ai eu le privilège d’interpréter cette chanson. J’en ai aussi chanté une autre sur l’un de ses albums précédents, je crois que c’était Somebody Put a Spider in My Stew, quelque chose comme ça.
Il a encore plusieurs projets à venir dans les prochaines années sur lesquels je figure également. C’est vraiment quelqu’un de formidable avec qui travailler. Il choisit souvent des chansons que je n’aurais jamais découvertes autrement.
Comme je le disais, il me propose des titres sur lesquels je ne serais jamais tombée seule, ce qui me sort de ma zone de confort. Mais, au moment d’entrer en studio pour enregistrer, je suis déjà à l’aise avec le morceau et je peux y apporter quelque chose qui n’était pas présent dans la version originale.
« Il faut attraper les oreilles des plus jeunes »
Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la scène blues de la San Francisco Bay Area aujourd’hui ?
Je ne sais pas comment on va pouvoir le faire, mais je pense que ce qui doit être fait, c’est tenter d’« attraper » notre public un peu plus tôt en termes d’âge. Parce que le blues a toujours été comme ça, depuis que je suis enfant. Quand on entend le blues, les gens en parlent comme si c’était de la musique pour que les vieux la gardent entre eux. Mais ce n’est pas ça ! Il existe à présent certains artistes plus jeunes comme D.K. Harrell, Kingfish et Sean “Mack” McDonald… Ce sont des artistes jeunes, mais je ne sais pas s’ils apportent nécessairement au blues un public jeune ! Donc, je ne sais pas ce qui doit être fait, je ne sais pas ce que je dois faire… mais ce que je peux dire d’une certaine manière, on devrait tous travailler collectivement pour essayer d’attraper les oreilles des artistes plus jeunes !…
C’est exactement ce que D.K. Harrell m’a dit en août dans une interview, comme quoi beaucoup de jeunes bluesmen jouent juste devant un “vieux” public, mais il m’a dit : “Est-ce qu’ils ont des amis pour constituer un public ?… Non…”
Oui, oui, oui… Je ne sais pas si, comme je l’ai dit, c’est quelque chose de bien que, collectivement… je veux dire, je ne suis pas si jeune, mais je suis sûre que j’ai 30, peut-être même 40 ans de plus que D.K. Harrell…
D.K. est né en 1998.
(rires) Oui, alors j’ai une bonne quarantaine d’années de plus que lui.
C’est juste un “petit garçon” !
Oui, oui… Je ne sais pas si c’est quelque chose que nous pouvons faire collectivement, ou peut-être que sa génération peut le faire collectivement, mais je ressens que les jeunes artistes de blues ont besoin d’embrasser davantage les musiciens de blues plus âgés, et peut-être faire davantage de collaborations ensemble, parce que quelque chose doit ébranler les jeunes concernant l’écoute du blues. Je ne sais pas ce que ça peut être. Je ne le sais pas…
Vous avez gagné beaucoup d’awards : West Coast Blues Hall of Fame, Female Vocalist of the Year en 2007, Just Blues Music Foundation, Best Traditional Blues Woman en 2008, Band Leader of the Year en 2009 et Resident Blues Vocalist of the Year en 2011 ; en 2016, Female Blues Artist of the Year pour NCEM, puis en 2019, Ambassadrice des Blues Awards pour la Golden Gate Blues Society. Quelle est l’importance de tous ces awards, à vos yeux ?…
C’est agréable d’être reconnue, mais c’est mieux d’être soutenue, et je ne veux manquer de respect à aucun de ces programmes qui délivrent ces récompenses, parce que c’est merveilleux d’être reconnue. Vous savez, beaucoup de personnes sont reconnues. Je n’ai été reconnue qu’un petit peu, il y a d’autres personnes qui ont été reconnues de meilleure façon. Mais la reconnaissance ne vous apporte pas nécessairement le soutien ! Encore une fois, si je recevais… peut-être que même si je devais recevoir un Grammy, je dirais qu’il y aurait plus d’auditeurs plus jeunes qui seraient enthousiastes d’entendre : « Oh, comment ? Elle a reçu un Grammy ?… Laissez-moi aller à l’un de ses concerts et laissez-moi écouter ce qui se passe… » Parce que sinon, vous n’allez pas recevoir l’audience dont vous avez besoin !
Dans votre esprit, la reconnaissance, c’est bien, mais vous devez être soutenue. Est-ce que la reconnaissance est un moyen d’être davantage soutenue ?
C’est ça, oui. Les prix que j’ai reçus ont été formidables, et j’ai assisté aux cérémonies de remise de récompenses, mais il y a tellement d’artistes aux noms bien plus installés que le mien… Au final, je pense que les gens ont au moins entendu le nom Tia Carroll, sans forcément m’avoir vue sur scène. Ils l’entendent au passage, comme « Ah oui, j’ai déjà entendu ce nom… », puis passent au suivant.
Par exemple, tout le monde connaît Shemekia Copeland. Elle est plus jeune que moi et je suis à peu près certaine qu’elle a bénéficié d’une équipe bien plus visible que la mienne, disons-le comme ça. D.K. Harrell, lui, a joué un peu partout, il est reconnu à droite et à gauche, et il a accès à beaucoup d’opportunités qui ne sont pas offertes à tout le monde.
Je ne peux pas dire que ce soit une question d’hommes ou de femmes. Je ne sais pas exactement ce que c’est, à part peut-être le fait d’être au bon endroit au bon moment, avec les bons regards et les bonnes oreilles…
Qu’est-ce que ça représente pour vous de revenir en Europe ? Vous nous avez dit y être déjà venue pour la première fois il y a 18 ans, mais vous venez de dire : “Je ne peux pas dire non !”. Pourquoi est-ce particulier pour vous ?
Parce que c’est un nouveau public ! Une autre audience qui va vivre « l’expérience Tia Carroll ». C’était mon troisième voyage avec Xavier Pillac, et je me sens vraiment reconnue pour le travail accompli, au point qu’il me rappelle. Peut-être que les gens se disent : « Hey, quand est-ce que tu nous ramènes Tia Carroll ? » J’espère que c’est le cas, et j’imagine que oui, puisque c’est déjà la troisième fois qu’on part ensemble et qu’on fait toujours de bons concerts.
Il m’a emmenée dans des endroits d’Europe où je n’étais jamais allée, et où je ne serais sans doute pas allée de moi-même. Je n’avais même jamais entendu parler de certains de ces lieux, et pourtant c’était vraiment très cool. On est allés très loin en France pour quelques dates, et je me suis souvent dit : « Oh, cet endroit est tellement beau ! »
Je n’ai même pas pu prendre de photos, parce qu’aucune image ne peut vraiment rendre la majesté des lieux où je me trouvais.
J’ai une dernière question pour conclure cette interview trop sympa… Qu’est-ce que vous pourriez dire à nos auditeurs pour les inciter à venir vous voir chanter Tia Carroll ?…
[Tia se met à chanter] « Je vais t’apporter de la bonne musique juste là en France, je vais t’apporter de la bonne musique juste là en France, alors venez ! »
Oh oui ! Oh oui, bravo ! Merci beaucoup pour tout ça et j’espère à bientôt !
Merci beaucoup Marc !
