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They Call Me Rico « Il me fallait un groupe pour que cet album rende bien »

Le plus lyonnais des québécois revient avec "The Escape"

Venu tout droit du Québec, They Call Me Rico a décidé un jour de poser ses valises à Lyon, une ville dont il n’est jamais reparti. Il y a même installé son propre studio d’enregistrement, le studio Magnéto, d’où sort son nouvel album. Connu dans sa formule One Man Band, Rico a plus d’une corde à son arc et revient en groupe avec ses « Escape » pour ce somptueux « Sweet Exile ». 

Rico on est ravi de t’accueillir une nouvelle fois dans le Blues Café, c’est la 5e fois que tu viens nous rendre visite ! C’est devenu un passage obligé pour toi ? 

Oui, c’est un peu à chaque fois le baptême de mes albums. Quand je suis arrivé en France, je suis venu vous voir dès les premiers jours. Je ne connaissais pas grand monde ici dans le milieu du blues. Vous m’avez fait découvrir les différents festivals, fait rencontrer plein de gens. Donc pour moi c’est toujours super agréable de revenir à chaque sortie d’album.

En 2018, tu as eu la chance de jouer sur la scène des Nuits de Fourvière à Lyon pour faire la première partie d’une de tes idoles, Jack White. C’était un grand moment dans ta carrière ? 

Oui vraiment ! J’étais hyper nerveux avant mais ça s’est super bien passé. C’est toujours une chance de faire la première partie d’une idole ou de quelqu’un qu’on admire. C’est encore mieux quand on sent que le public est super réceptif comme ça a été le cas ce soir-là.

Tu as eu l’occasion de le rencontrer ? 

Non malheureusement ! Quand il est sorti de son tour bus j’étais en train de vendre des disques après mon spectacle.

Pourquoi ce projet Rico & The Escape, tu avais fais le tour de la formule One Man Band ?

Non je n’ai pas fait le tour et je continue de faire des spectacles en solo. Mais les compositions qui se retrouvent sur cet album étaient adaptées à être jouées en groupe. Quand je les ai composées, je jouais moi-même les parties de basse, un peu de batterie. Dès le début, dans mon esprit, c’était un album de groupe. C’est venu comme ça, sans forcément y réfléchir. Les chansons étaient peut-être un peu plus arrangées, plus complexes.  Il fallait un groupe pour que l’album rende bien.

En même temps, tes précédents disques étaient rarement 100% one man band … 

Non en effet. Il y avait toujours des chansons avec des invités et certaines où je jouais solo.

Sur ton disque le registre est beaucoup plus étendu. On y trouve du folk, de la pop, du rock… On te sent très attaché à la notion de songwriter. 

Oui, quand j’ai composé ses chansons, je voyais les grands espaces, l’autoroute américaine, l’Arizona, l’Utah… C’est vraiment un album américain. J’avais ces images-là dans la tête.

L’album s’appelle Sweet Exile. Un clin d’œil à ton propre exile ? 

Oui. ça fait référence à mon exile en France, qui est un exile doux. Pour moi c’est quelque chose de positif. La chanson « Sweet Exile » évoque l’envie d’évasion, le fait qu’on recherche toujours quelque chose que l’on est pas capable d’atteindre. On est toujours à la recherche de quelque chose de mieux, d’un idéal.

Avec ce titre, il y a aussi un petit clin d’œil à « Exile on Main St. », l’album des Rolling Stones ?  

Oui c’est sûr que c’est une grande influence, d’autant que j’avais envie de faire des titres plus calmes. Ça reste dans le même univers c’est certain.

La plupart des titres sont signés de toi et Joshua Parlett. Qui est-il ?

C’est un de mes amis de longue date du Québec. Il est de culture anglophone. On a toujours travaillé ensemble, même sur les autres albums. Il est en quelque sorte mon éditeur, j’écris les textes et il va me donner ses conseils sur les mots, les phrases. On retravaille beaucoup la finalisation des textes ensemble. Il y a deux chansons de lui qu’il a écrites spécialement pour le projet.

Parle nous de ce titre « Needle in a Haystack », c’est un vrai tube, bien formaté …

Oui, j’ai toujours aimé cet aspect des années 80 où ils savaient bien comment formater et faire des bons titres. C’est un truc que j’aime faire. Il y a un côté blues mais aussi pop dans ce titre.

Le chant est aussi assez différent que sur tes albums précédents, parfois plus lointaine, c’est voulu ? 

Oui. Avec Russell [l’ingénieur du son du studio Magnéto] on s’est beaucoup amusés à chercher des nouvelles sonorités. Comme nous avons notre propre studio, on peut se permettre de passer du temps pour expérimenter des sons au moment du mixage.

C’est important pour toi cette partie studio n’est-ce pas ? 

Oui c’est très important. Les autres albums avaient toujours été faits un peu plus rapidement. C’est aussi ce qui les rendaient intéressants. Pour cet album c’était différent, je voulais quelque chose de différent. Mais on n’est pas tombé dans la surenchère mais on a pris du temps pour trouver les bons sons, les bons effets…

Le titre « Odd One Out » est très touchant, une histoire d’enfant … C’est un titre autobiographique ? 

Oui. C’est une chanson sur un enfant qui se sent toujours comme le vilain petit canard à l’école. Ça parle aussi des attentes que les gens ont sur toi, notamment tes parents, alors que tu ne te sens pas à l’aise dans ce monde-là …

Tu n’as jamais eu envie de chanter en français ?  

Je le ferai peut-être un jour, mais sous un autre nom, pour un autre projet. Ça m’intéresse beaucoup mais ce n’est pas le moment.

Réécoutez le podcast intégral 

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