David Isaac « Good music played by good people, c’est ma devise ! »

Borderline Blues est sur orbite

Éternel défricheur des tendances actuelles du blues, David Isaac lance Borderline Blues, un nouveau label de Dixiefrog. Son but ? Apporter un son et une identité artistique renouvelés au mythique label à la grenouille. Rencontre avec un dénicheur de talents … 

Borderline Blues est lancé officiellement ce mois-ci ! De quoi s’agit-il ? 

Borderline Blues est une division de Dixiefrog. Philippe Langlois, son directeur, me donne la possibilité de développer mon propre label, avec ma propre sensibilité artistique. Je ne pars pas de zéro puisque j’ai, par le passé, déjà amené chez Dixiefrog des groupes comme Experimental Tropic Blues Band, Triggerfinger, Monkey Junk, Hell’s Kitchen…c’était un avant-goût de Borderline Blues !

L’aventure démarre en octobre où je sors un premier album d’un duo qui se nomme Balkun Brothers, deux frangins du Connecticut, Nick à la batterie et Steve à la guitare slide. Ils sont bourrés de talent ce que n’a pas manqué de repérer Popa Chubby qui produit l’album !

Le deuxième album est celui de Bo Weavil & Band, « A Son of Pride » qui sort le 30 octobre 2015. Ces deux albums posent bien l’ADN de Borderline Blues …

Tout est donc parti d’une amitié avec Philippe Langlois ?

Oui,  il y a l’amitié, mais il y a aussi la rencontre professionnelle avec Philippe. J’ai travaillé 4 ans chez Dixiefrog, en qualité d’assistant, et je dois dire que j’ai pu prendre conscience de la quantité de travail qu’il faut déployer pour sortir un album de nos jours !  Nous en sommes donc arrivés au constat que faire seulement du disque, aujourd’hui en tout cas, c’était  devenu quasi impossible. Il faut allier le disque avec le booking des artistes, ce que je fais avec Borderline Blues et Borderline Blues Agency, qui gère la partie dédiée aux concerts.

Au bout de 30 ans d’existence de Dixiefrog, est-ce pour Philippe un moyen de te transmettre le flambeau ?

Il y a de ça, un genre de transmission de flambeau, effectivement. Philippe est avec moi pour me conseiller, m’apporter l’aide et l’expérience dont il dispose.

Ce côté « borderline », c’est un choix personnel, artistique, marketing ? Une façon d’encourager les voies nouvelles d’un blues en liberté ?

C’est un petit peu tout ça en même temps ! C’est  surtout une identité artistique que je veux défendre, qui me permet d’avoir peu de restrictions dans mes choix. C’est un nom que j’ai créé en 2007, lorsque je montais mon association Borderline Blues Management, donc c’est un concept qui évolue depuis plusieurs années.

Tu frappes fort avec la première sortie, The Balkun Brothers, un disque punk blues à l’énergie débordante ! Est ce que ça donne une idée de la couleur du label ?

Oui mais pas que, car ce serait réducteur. Les artistes peuvent être d’horizons rock’n roll, folk, blues, etc…L’idée est de proposer via Borderline Blues  des artistes contemporains, étrangers ou français, capable de créer leur propre univers.

Vouloir moderniser le blues, c’est souvent un travail d’équilibriste entre respect des racines et ouverture vers des styles plus actuels. Comment vas-tu concilier cela ?

Avant tout, ce sont les artistes qui modernisent les choses, qui expriment leur blues borderline… Nous ne sommes que  des partenaires qui aidons  à construire un projet, à bâtir une équipe pour défendre ce projet. « Good Music Played By Good People », c’est ma devise !

Quelles seront les prochaines sorties de Borderline Blues Agency ?

Et bien c’est encore un peu tôt pour en parler mais on se dirige vers un album de Grainne Duffy en mars 2016. On discute également  avec Tom Hamilton & The 45’s – de jeunes anglais assez énervés, plutôt rock’n roll pour le coup. Nous sommes sur d’autres pistes mais on ne peut pas confirmer pour le moment. En temps et en heure, on vous dira tout !

Ton rêve le plus fou avec ce projet ?

Mon rêve le plus fou aujourd’hui serait déjà de passer le cap des 2 années d’existence avec Borderline Blues, installer le socle d’une activité solide, avec des artistes solides ! Un autre rêve fou serait d’inonder l’hexagone et l’Europe de la bonne musique de Borderline Blues !

couv-boweavil

En savoir plus : http://www.bluesweb.com 

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